LIENS


Editions Heloïse d’Ormesson


blog de Grégoire Delacourt


blog de Baptiste Beaulieu

  MILLESIME


Parfois, un lecteur me demande pourquoi j’écris, d’où me vient ce besoin, cette urgence. La réponse est dans le passé, dans l’enfance. J’écris pour, au moyen de mots choisis, caresser les meubles, humer les odeurs, goûter le gâteau au chocolat, jouer dans le sable, gravir la montagne, ressusciter les disparus, m’asseoir sur les bancs de l’école, découvrir le goût d’un baiser, connaître l’ivresse d’une étreinte, voyager, grandir, vieillir, changer le monde, me repasser le film, réentendre les musiques !

Les écrivains sont des voyeurs. Les lieux, le mobilier, les mélodies, les pays, les amis, les amours passés sont empreints de joie et de tristesse, je les traduis en phrases, je passe ma vie à raconter des histoires et revisiter le passé et les maisons de l’enfance. Ce n’est pas un choix mais une constatation.

On écrit à partir de son propre fonds, là où cela pulse. On utilise, on partage, on racle, on gratte, on met à nu. Cela vient de l’enfance, le besoin, l’exigence, l’évidence d’écrire, c’est une fulgurance. On n’écrit pas pour soi mais pour raconter une histoire à un inconnu et le faire vibrer. C’est un quotidien d’étudiant, une discipline de vie, une contrainte librement consentie, une pierre à dégrossir. C’est une ivresse inconcevable et magistrale. Mais lire les livres des autres est plus magnifique encore.


"Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" disait Jules Renard.

  ROSÉ  :

Savourer un verre de vin ou de champagne

Lire « Le Bruit des clefs » d’Anne Goscinny

Ecrire la première page d’un roman

Prendre des notes dans un carnet à spirale Aller en week-end à Copenhague et découvrir le «Hygge»

Jouer du Saxo, même en patatant...

Se dire comme Oscar Wilde : « Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris !»

BRUT en musiques :


Retrouver Groix, Gilles Servat

In the Fiddlers’s House, Itzhak Perlman

L’Absence, Serge Reggiani

Madame, Barbara

BO du film d’Harold et Maude, Cat Stevens



DEMI-SEC, à lire d’urgence :

« Danser au bord de l’abîme » Grégoire Delacourt

« La ballade de l’enfant-gris » Baptiste Beaulieu

« Pour que rien ne s’efface » Catherine Locandro

« Pamela » de Stéphanie des Horts

« Le vertige des falaises» Gilles Paris

« Emprise » Valérie Gans

« L’appel de Portobello Road » Jerome Attal

« Qu’il emporte mon secret » Sylvie Le Bihan Gagnaire

« Par amour»  Valérie Tong Cuong